Auteur de Bande Dessinée (Fluide Glacial, Le Lombard, Glénat), autodidacte (ça veut dire que je conduis mes doigts tout seul), soupe-au-lait et esthète de l'art.
Hier avait lieu (en toute discrétion) la commémoration du 17 octobre 1961 où une manifestation algérienne avait été réprimée dans le sang par les forces de l'ordre sous l'autorité du préfet Maurice Papon. Bilan : entre 50 et 200 morts. (Source; Libération du 18 octobre 2006)
Au fait, desolé d'arriver comme un pavé dans la soupe, euh non un cheveu dans la mare, euh non l'inverse ! Bref pourquoi et comment être passé du statut d'ours mal lêché à celui plus viril (bien des juges vous le diront) de gorille ?Pardon d'avance si cette question a déjà été posée.
A force d'être en retard dans mon boulot, je ne sais plus où j'en suis...On n'est pas encore en octobre ?(Bon, je rectifie)
O
Oliv'
19/10/2006 10:28
A l'époque, les filcs ont eu tord d'obéir aux ordres (comme ceux du vel'd'hiv), et pire, je suppose qu'un certain nombre y ont mis du coeur (si j'ose dire). Mais que dire de celui qui a donné l'ordre de faire ça ? C'était pas Miterrand d'ailleurs ?Mais à part ça, ce qui m'embête un peu avec cette caricature, c'est qu'elle présente les flics d'aujourd'hui au même niveau que ceux d'hier.Or, je ne trouve les filc d'aujourd'hui plus à plaindre qu'autre chose. Ok, il y a des pourris dans leur rangs (comme il y en a chez les boulangers, les facteurs et les cadres sup'), mais il y a aussi un paquet de mec et de nana qui finissent avec 30 points de sutures par là, ou un frigo sur la tête par-ci (sans parler des pompiers qui se font piéger régulièrement).Le risque serait qu'à terme, les "gens biens" refusent de faire ce boulot à cause du manque de moyen et de reconnaissance. On réserverait alors ce taf aux pourris (qui y trouveront toujours leur intérêt) et aux cons (parce qu'ils ne pourront pas faire autre chose).@+O.
Heu. Cette caricature présente UN flic d'aujourd'hui nostalgique de ce passé peu glorieux. Quels que soient les problèmes rencontrés aujourd'hui par la police (et dont il faudrait chercher les causes dans une certaine stratégie politique), je pense ne rien inventer. Mais ça reste de la caricature primaire, de la provoc' facile, de la simplification. De la caricature, quoi. (Pour info, on trouve des précisions sur certains sites, dont ; http://www.ac-grenoble.fr/histoire/didactique/general/guerre%20algerie/17oct1961.htmoù il est écrit "Début octobre le préfet de police [= Maurice Papon] demande l’ accord du premier ministre [= Michel Debré] et du président de la république [= Charles De Gaulle] pour instaurer une sorte un couvre feu pour l’ ensemble des français musulmans d’ Algérie." C'est donc sous cette responsabilité, au plus haut niveau de l'état, qu'ont été prises les décisions.)
I
Impromptu
19/10/2006 07:19
"Entre 50 et 200 morts" ? Selon la police et selon les organisateurs ? C'est quand même large comme différence. Aujourd'hui la presse a plutôt l'habitude de compter les cadavres au demi-mort près.